Herbacée
Sur tige tendre et non lignifiée, au printemps ou en début d'été. Reprise rapide, mais sensible au dessèchement — indispensable sous cloche.
Guide pratique
La méthode complète en cinq étapes, le matériel réellement utile et les erreurs qui font perdre le plus de plants. Rien de théorique : ce qui se fait au jardin.
En cinq étapes
Une pousse saine, vigoureuse, sans fleur ni bouton. Sur bois de l'année pour les arbustes, sur tige tendre pour les herbacées.
Coupe nette au sécateur désinfecté, juste sous un nœud, sur 8 à 15 cm. On travaille le matin, quand la plante est bien hydratée.
On retire les feuilles du bas sur la moitié de la tige : elles pourriraient au contact du substrat. Deux ou trois feuilles au sommet suffisent.
Substrat léger (terreau + sable ou perlite), humidifié avant l'insertion. On enfonce d'un tiers à la moitié, on tasse légèrement autour.
À l'ombre, à l'étouffée, substrat frais mais non détrempé. On rempote dès que la motte tient toute seule — généralement en trois à six semaines.
Le nécessaire
Pas besoin d'une serre professionnelle pour commencer. Une table, de la lumière et de quoi maintenir l'humidité suffisent.
Affûté et désinfecté à l'alcool entre deux variétés : c'est ainsi qu'on évite de propager les maladies.
Mélange de terreau et de perlite, ou sable de rivière. Un substrat trop riche en terreau fait pourrir la base avant l'enracinement.
Petits pots percés, mini-serre ou simple bouteille coupée. Le couvercle maintient une humidité constante autour des feuilles.
Nom de la variété et date de prélèvement. Une bouture non étiquetée est une bouture perdue.
Variantes
Sur tige tendre et non lignifiée, au printemps ou en début d'été. Reprise rapide, mais sensible au dessèchement — indispensable sous cloche.
Le bon compromis pour les arbustes : base du rameau durcie, sommet encore souple. Fin d'été, c'est le format le plus polyvalent.
Rameau de l'année entièrement aoûté, prélevé en repos végétatif. Lente mais solide, sans cloche : la méthode d'hiver.
Avec un fragment d'écorce de la tige porteuse. Un peu plus délicate à prélever, mais nettement plus fiable pour les rosiers.
À éviter
L'excès d'eau asphyxie la base et la fait pourrir. Un substrat humide, jamais ruisselant.
Une bouture n'a pas encore de racines pour compenser l'évaporation. Lumière vive mais tamisée, toujours.
Résister ne veut pas dire raciner. On vérifie avec parcimonie, ou pas du tout : mieux vaut attendre.
Une question sur une variété précise
Chaque plante a sa fenêtre de prélèvement et son substrat préféré. Décrivez la vôtre : nous indiquons la méthode et le moment.